Banksy et l’art des cavernes
- - 17000 à -10000


Bison
Artiste inconnu
De - 17000 à -10000
(Paléolithique supérieur, Magdalénien)
Peinture pariétale en noir (principalement au dioxyde de manganèse)
Salon Noir de la grotte de Niaux (France)
Art mural à East London
Cet exemple d'art primitif finement préservé date de l'ère post-catatonique et semble représenter les premiers hommes s'aventurant vers les terrains de chasse situés en dehors de la ville. L'artiste responsable est connu pour avoir créé un nombre important d'œuvres dans le sud-est de l'Angleterre sous le pseudonyme de Banksymus Maximus, mais on ne sait pas grand-chose d'autre à son sujet. La plupart des œuvres de ce type n'ont malheureusement pas survécu. La plupart ont été détruites par des fonctionnaires municipaux zélés qui ne reconnaissent pas la valeur artistique et historique des graffitis sur les murs.
PRB 17752,2-2,1 Avec l'aimable autorisation du Pest Control Office, Banksy, Peckham Rock, 2005

Banksy
Artiste britannique
« Peckham Rock »
2005
Support : béton
15 x 25 cm
British Museum, Londres (Royaume-Uni)
Art mural à East London
PRB 17752,2-2,1 Avec l'aimable autorisation du Pest Control Office, Banksy, Peckham Rock, 2005
En mai 2005, Banksy, maître espiègle du street art, a discrètement glissé un petit morceau de béton dans la galerie dédiée à la Grande-Bretagne romaine du British Museum. Sur cet humble support, il avait griffonné un homme des cavernes pas vraiment sorti d’une grotte, traînant un caddie, tandis qu’en arrière-plan, un buffle blessé par deux flèches racontait une histoire préhistorique revisitée à la sauce moderne.
Baptisée « Peckham Rock », l’œuvre jouait le jeu des musées à fond : elle était accompagnée d’une étiquette officielle avec titre, description savante et même un faux numéro de catalogue à faire rougir un archiviste. La blague a si bien pris que personne ne s’est douté de rien pendant trois jours, avant que le British Museum, flairant le coup de génie via le site de Banksy, ne remette la main sur cette pierre précieuse... ou plutôt ce caillou farceur.
Cette installation insolente et insolite est un clin d’œil décalé au prestige et aux codes du monde muséal, rappelant que l’art peut surgir là où on l’attend le moins.
