La Mère de Dieu de Vladimir à Shanghai

Icône de la Mère de Dieu de Vladimir
Artiste inconnu
1125
Tempera sur panneau de bois
104 × 69 cm
Galerie Tretiakov, Moscou (Russie)

Mr Klevra
Artiste italien
« Notre Dame de Shanghai »
2015
Acrylique et bombes
Tor Marancia, Rome (Italie)
\u2028La Mère de Dieu de Vladimir et la Dame de Shanghai se retrouvent après une longue séparation, échangeant leurs histoires avec une touche d'humour :
Mère de Dieu de Vladimir : "Ma chère, tu ne croiras jamais ce qui m'est arrivé ! J'ai fait un petit voyage de Constantinople à Kiev, puis à Vladimir. Un vrai road trip médiéval ! » Eh bien, figure-toi que j'ai commencé comme cadeau diplomatique. Le patriarche Luc m'a envoyée au grand-duc Iouri à Kiev en 1131. J'étais censée être un symbole de paix, mais j'ai fini par déclencher une petite querelle familiale.
"Dame de Shanghai : "Les familles, toujours compliquées ! Dans mon quartier aussi, c'est tout un drame."
Mère de Dieu : "Tu l'as dit ! Le fils d'Iouri, Andreï, a décidé de m'emmener à Vladimir en 1155. Mais mes chevaux de transport ont fait leur diva et ont refusé d'avancer plus loin .Du coup, tout le monde a cru que c'était un signe divin."
Dame de Shanghai : "Au moins, tes chevaux ont choisi l'endroit. Moi, je me suis retrouvée dans un quartier marécageux de Rome qu'on a surnommé 'Shanghai' à cause des inondations. Pas vraiment le grand luxe !"
Mère de Dieu : "Oh ma pauvre ! Moi, j'ai eu droit à ma propre cathédrale. Andreï a construit la cathédrale de l'Assomption juste pour moi. Un peu ostentatoire, mais que veux-tu, c'était la mode à l'époque.
"Dame de Shanghai : "Ne m'en parle pas ! J’ai fini sur un mur d'immeuble. Mais bon, au moins, je suis devenue une star de l'art urbain. On m'a même intégrée dans un projet appelé 'Big City Life'. Comme quoi, on peut passer du bidonville à la galerie d'art à ciel ouvert !"
Mère de Dieu : "Quelle ascension ! Moi, je suis passée de protectrice de la Russie à attraction touristique à la galerie Tretiakov. Les temps changent, ma chère."