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L’Art fait le MurUN MUSÉE HORS LES MURS

Le musée  /  Grèce antique

Déesse aux serpents

– Quand le serpent devient rose –

  • - 1600

« Déesse aux serpents »

Artiste inconnu

(V. 1600 av. J.-C.) Epoque minoenne

Faïence (pâte siliceuse recouverte d’un enduit vitrifié coloré)

29,5 cm

Provenance : Palais de Knossos (Héraklion)

Musée archéologique d'Héraklion

Artiste inconnu

« Frida Kahlo x Minoan Snake Goddess »

Date inconnue

Héraklion,Crète (Grèce

Frida Kahlo

(Frida on white Bench)

photgraphiée par

Nikolas Muray

(1939)

Sur l’île de Crète, vers 1600 av. J.-C., les Minoens inventent la diva la plus charismatique de l’Antiquité : la déesse aux serpents. Imaginez-la, les bras bien levés – sans hésiter à exhiber ses atouts devant tout le palais de Knossos. Sa tenue ? Une jupe à volants so sexy qu’on la croirait sortie d’un défilé haute couture (option faïence, évidemment). En guise de couronne, la demoiselle arbore un félin sur la tête, histoire d’affirmer son côté « reine des animaux »… et son sens du style.

Le must, ce sont ses accessoires : deux serpents, un dans chaque main. Pour elle, le reptile n’est pas qu’un porte-malheur. Chez les Minoens, c’est le symbole du cycle de la vie, de la fertilité et du mystère du monde souterrain. Certains disent qu’elle protège maison et famille, d’autres la voient comme la “mère suprême” des cultes matriarcaux, maîtresse de la nature et des esprits griffons, façon Pokémon antique.

Mais attention : sa célébrité ne tient pas qu’à son allure. Sa statuette, retrouvée dans le palais minoen, est l’une des stars du musée archéologique d’Héraklion, toujours prête pour le selfie des touristes. La déesse aux serpents, c’est l’incarnation du girl power il y a 36 siècles – prouvant que même dans l’Antiquité, on savait donner la vie… et le style.

Mais voilà que, 36 siècles plus tard, surgit une rencontre improbable entre traditions antiques et pop culture ! Dans une rue de Héraklion, un street artiste anonyme s’empare de la déesse et lui offre une métamorphose façon Frida Kahlo.

Adieu la jupe à volants : la déesse affiche désormais une robe feuillue, verte comme les collines crétoises. Les serpents ? Hop, transformés en tiges fleuries, façon bouquet improvisé. Au sommet de sa tête, s’épanouit une couronne de vraies fleurs mexicaines – Frida Kahlo, icône de la liberté, de la douleur sublimée, du folklore coloré, s’invite dans le registre du culte minoen.