Les époux Arnolfini
- 1390


Jan van Eyck
Peintre flamand
(1390 env - 1441)
« Le portrait des époux Arnolfini »
1434
Huile sur bois
82 x 60 cm
National Gallery, Londres (Royaume-Uni)

Polar
Aka Olivier Kenneybrew
Artiste franco-américain
Les Bojos de Polar « Wild Style »
Date inconnue
Montpelier (France)
Un riche marchand italien et sa femme, tirés à quatre épingles dans leur chambre à Bruges, posant un peu comme sur un selfie.
Giovanni, tout fier dans son costume de velours violet tient la main de sa chère et tendre Giovanna. Elle, dans sa robe verte « je suis peut-être enceinte, ou pas… ».
Ajoutez un petit chien qui symbolise la fidélité qui doit rester immobile pendant des heures et un miroir qui reflète... quelqu’un. Mais qui ? Van Eyck… ou pas. On ne sait pas mais peut-être. Et puis, il y a cette fenêtre ouverte … Le mari ne serait-il pas aussi fidèle qu’on le prétend ? Et ce lit avec ces draps rouges ? Lit nuptial, marital ou symbolisant la fécondité ? Parlons encore de ce lustre orné à six branches, mais qui ne porte qu'une seule bougie allumée. Symbolise-t-il la présence de Dieu ou l'unité du couple ? Enfin les chaussures de madame qui traîne au sol veulent-elles dire « youpie ! Vite au lit » ? On se perd en conjectures.
Bien sûr, les historiens de l'art se sont arraché les cheveux pour décoder ce tableau. Mariage secret ? Contrat de fiançailles ? Ou simplement Giovanni qui voulait montrer à quel point sa nouvelle maison était classe ? On ne le saura jamais vraiment, mais une chose est sûre : le peintre a réussi à créer le plus grand mystère de la peinture flamande.
Et, pour finir, n'oublions pas la signature du maître, aussi subtile qu'un graffiti à la Banksy : « Je suis passé par ici ».
Quant à Polar, notre artiste de rue, il n’a rien trouvé de mieux que de transformer le couple en deux bojos, ces petits personnages dont lui seul a le secret. Affaire à suivre)