Les Hespérides
– Des divas qui manquent parfois de sérieux –
- - 400


Les Hespérides
Artiste inconnu
Détail d’un vase athénien
Hydrie
V. 400 av. J.-C.
British Museum, Londres (Royaume-Uni)


Fikos
Artiste grec
« Hespérides »
2017
Jidar - Toiles De Rue festival
Rabat (Maroc)
Au bout du monde, enfin le monde grec, bref le Maroc, les filles d’Hespérides jouaient aux gardiennes de pommes d’or, mais leur sérieux était souvent mis à mal par leur goût pour les plaisanteries et les devinettes. Les devinettes et les énigmes s’étaient courants à cette époque lointaine des dieux et des héros.
Pour compenser leur manque de rigueur, Héra avait installé autour du pommier un serpent géant nommé Ladon, véritable cauchemar à cent têtes, chacune parlant une langue différente, et dont la vigilance ne laissait passer personne. Enfin, quand je dis serpent, on n’est pas sûr car certains parlent d’un dragon. Quoiqu’il en soit, c’était un reptile avec des écailles. On peut ainsi le voir enroulé autour de l’arbre sur la version antique et sur la version moderne.
Quand Héraclès arriva pour accomplir son onzième travail, il comprit vite que la force brute ne suffirait pas face à ce seprent-dragon multilingue et à ces nymphes espiègles.
Il demanda alors l’aide d’Atlas, (qui a donc donné son nom à la chaîne de montagnes) qui alla cueillir les pommes à sa place pendant qu’Héraclès tenait le ciel à bout de bras, puis, par une ruse habile, le héros réussit à convaincre Atlas de reprendre son fardeau et repartit triomphalement avec les fruits dorés, laissant derrière lui un serpent vexé et des nymphes hilares.
Sur la version antique les trois jeunes femmes ont l’air très enjouées à côté de leur daron siégeant sur son trône alors que sur l’oeuvre de Fikos, l’une d’entre elles semble s’être fait la malle et les deux restantes ont l’air plutôt sérieuses.