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L’Art fait le MurUN MUSÉE HORS LES MURS

Le musée  /  Renaissance

Les maîtres de la Renaissance et leurs héritiers

  • 1397

Attribué à Paolo Uccello

Peintre italien

(1397–1475)

Quattrocento

Renaissance italienne

Attribué à Paolo Uccello

Artiste italien

(1397–1475)

– Les grands maîtres de leur époque –

« Cinq maîtres de la Renaissance florentine :

Giotto, Uccello, Donatello, Manetti, Brunelleschi »

De 1500 à 1550

École florentine

Tempera sur panneau

21,3 x 65,5 cm

Musée du Louvre, Paris (France)

Catman

Artiste britannique

« The usual suspects »

Septembre 2017

Portobello Rd, Londres (Royaume-Uni)

Dans le panneau des Cinq maîtres de la Renaissance florentine, Uccello aligne bien sagement Giotto, Donatello, Manetti, Brunelleschi… et lui‑même au milieu, comme par hasard. Chaque figure incarne sa spécialité : l’invention du récit pictural, la sculpture moderne, la science, l’architecture et la perspective – ce dernier domaine étant opportunément « occupé » par Uccello, qui se glisse dans son propre panthéon avec une élégance discrètement égocentrée. Le tableau fonctionne comme un hommage à la Florence intellectuelle du Quattrocento, mais aussi comme un clin d’œil : si l’on devait faire la liste des grands, Uccello se voit clairement dedans, ni trop à gauche ni trop à droite.

Avec Usual Suspects, Catman reprend l’idée de la rangée de maîtres, mais version XXe siècle : Picasso pour le cubisme, Basquiat pour l’énergie néo‑expressionniste et le graph urbain, Dalí pour le surréalisme, Warhol pour le pop art, Haring pour le street art. Là encore, chacun est là pour son « dossier » précis, comme si on regroupait les chefs de file de mouvements différents pour une photo de classe policière. Le ton est plus ironique, mais le geste est le même : reconnaître que ces artistes, chacun dans son domaine, ont redessiné les règles de leur époque.

Au fond, le panneau d’Uccello et le mur de Catman partagent une même idée : dresser une petite galerie des responsables du changement, ceux qui ont secoué les conventions de leur temps. Chez Uccello, l’hommage prend la forme d’une frise solennelle, avec un léger parfum d’auto‑promotion : il se range lui‑même parmi les héros de la Renaissance, comme pour s’assurer une place au tableau d’honneur. Chez Catman, l’hommage passe par l’humour et le format « suspects », mais la logique reste la même : rappeler que l’art avance grâce à des spécialistes du trouble, chacun maître dans son domaine – et que finir aligné sur un mur, qu’il soit de musée ou de commissariat, est finalement la plus belle des promotions.

Evyrein

Artiste italien

« Giotto »

« Giotto n’a pas besoin de l’Unesco… mais l’Unesco a besoin de Giotto ! » (Evyrein)

Juillet 2021

Padoue (Italie)

Attribué à Paolo Uccello

« Giotto »

1500-1550

Giotto di Bondone, le berger devenu superstar de l’art, a vu sa vie basculer grâce à un simple dessin de mouton. La légende raconte que Cimabue, le grand peintre de l’époque, passait à cheval quand il aperçut le jeune Giotto en train de dessiner. Séduit par le talent du gamin, il l'embaucha sur-le-champ. Qui aurait cru qu’un croquis de mouton mènerait à une carrière aussi brillante ? Giotto devint rapidement célèbre pour sa capacité à tracer un cercle parfait à main levée, au point que les Italiens ont même inventé le dicton "Perfetto come la 'O' di Giotto". Pas mal pour un gars qui a commencé avec des ardoises !

Mais Giotto ne se contentait pas de peindre des chefs-d'œuvre ; il avait aussi un sens de l'humour bien aiguisé. Un jour, il peignit une mouche si réaliste que Cimabue tenta de la chasser de la toile, réalisant avec embarras que son élève l'avait largement dépassé.

Et pour couronner le tout, alors qu'il créait des œuvres d'une beauté époustouflante, on le décrivait comme un homme aux traits grossiers et peu flatteurs. C’est peut-être pour cela qu’il n’a pas réalisé d’autoportrait.

Attribué à Paolo Uccello

Rencontrer le maestro Giotto di Bondone au coin de la rue, ça en jette !

« Giotto »

1500-1550