Divinité fluviale (l’Arno)
- 2e siècle


Divinité fluviale (l’Arno)
Artiste inconnu
170-180 apr. J.-C
Restaurée durant la Renaissance
Marbre
Musées du Vatican, Rome (Italie)

M-Fulcro
Artiste italien
« Arno River »
Stencil sur papier
2021
Bologne (Italie)
Figurez-vous un dieu antique tout de marbre), un gaillard qui prend racine au IIᵉ siècle après J.-C. dans la représentation de la fertilité et de la force tranquille. allongé nonchalamment comme s’il venait de terminer un marathon aquatique entre Florence et Pise (en même temps, c’est le job d’un fleuve). Recouvert d’un drapé savamment plissé à la romaine, ce colosse, exhibe ce fameux vase d’où l’eau (et parfois le vin, qui sait ?) s’écoule à flots.
Restauré à l’époque où Rome redécouvrait ses muscles antiques, il symbolise Florence au sein même du Vatican… le comble du chic diplomatique renaissant ! Un dieu fleuve, oui, mais tout à fait à l’aise pour jouer l’influenceur au XVIᵉ siècle. Signe distinctif : une tête de lion ajoutée également à cette époque, clin d’œil à Léon X Médicis, qui a semé la confusion entre Arno et Tigre pendant des siècles — on était déjà dans le crossover cosmopolite !
Avance rapide jusqu’en 2021 : un artiste italien du nom de M-Fulcro, héritier de la lignée des poètes du pochoir, transpose la majesté du dieu Arno sur un mur de Bologne… mais cette fois, entouré de sacs-poubelle colorés très XXIᵉ siècle. Bienvenue au tri sélectif ? Arno tient une pancarte où fleurit un optimiste « Andrà tutto bene » — « Tout ira bien »